ANALYSE CRITIQUE

Par Sébastien Thévenet

Paris, le 24 septembre 2026

Chère Leïla, je viens d’achever les aventures de Susana, quel beau voyage ! Je ne savais guère où j’allais mettre les pieds, et maintenant je m’en lèche les doigts. Si d’aucuns peuvent penser qu’il s’agit d’un récit sans queue ni tête, c’est sans doute qu’il manque de couilles, ou de con ! Car de toute évidence, au fil des pages, avec toi, nous avançons dans la confession de l’intime, le regret de l’enfance, le dessin esquissé à la sanguine, à même la peau, d’une âme qui se livre toute en pudeur. J’ai apprécié ton optimisme, bien sûr, mais encore plus je crois, ta nostalgie, pleine de force et de joie, jamais de dépit. Bravo Bravo Bravo.

Enfin, j’ai surtout, comme je te l’ai dit, apprécié, la langue, si déliée, si coquine, vive comme une petite fille courant dans les champs de blés à la chasse aux sauterelles, sage et docte comme la grand-mère, patiente mieux que l’huile d’olive.  Guy avait bien raison, depuis les surréalistes on entend plus des proses pareilles, toutes contraintes qu’elles sont de devoir sagement faire route d’un point A à un point B. Mais l’avantage des confinements c’est que pour bouger on n’a plus qu’à se téléporter…

D’ailleurs, si quelques supposés amateurs, disent, à l’instar du fameux docteur que : « ta connaissance est parti dans l’escalier », dis leur que pour te suivre, ils n’ont qu’à prendre l’ascenseur…

A bon entendeur, Sapho !  

Sébastien Thévenet

Directeur Galerie Kokanas