ANALYSE CRITIQUE

Par Nadia Duchêne

Paris, le 9 août 2026

Je (t’) ai reconnue Le’il-Láah ! 

Belle et enivrante géographie humaine et artistique. Une écriture généreuse, sensorielle et sensuelle teintée de surréalisme qui entrelace très librement esthétique, fantaisie et parole poétique. 

Des tableaux vénitiens mystérieux, un véritable plaisir de replonger dans la ville flottante. Des personnages aux états d’âme sinueux, fébriles, aux secousses et frissons exaltants, dans cette période alors saturée de deuils. 

Tellement étrange de concilier un univers absolument virtuel [j’ai fait la connaissance de Susana Distancia] qui abolissait les distances alors qu’un monde réel les imposait ! Plaisir de retrouver Jacques Bosser [que j’ai lu en premier], sourire de croiser Pierre Desfons, puis d’autres artistes découverts grâce à L (toi) dont Gilles Barbier, Kimiko Yoshida, ORLAN…

De jolies formules, dont parmi d’autres : « Le souvenir, cet acrimonieux avenir du passé ». C’est si vrai ! 

Dr. Nadia Duchêne
Linguiste, chercheuse en traduction espagnol-français